Quatre taux possibles
La CSG prélevée sur votre retraite dépend de votre revenu fiscal de référence et de votre nombre de parts. Selon votre situation, vous relevez de l’un de ces quatre cas.
| Situation | Taux de CSG |
|---|---|
| Revenus modestes | Exonération totale |
| Taux réduit | 3,8 % |
| Taux médian | 6,6 % |
| Taux normal | 8,3 % |
L’effet de seuil, le vrai coupable
C’est le point clé, et il est brutal. Le passage d’un taux à l’autre ne se fait pas progressivement : dès que votre revenu fiscal de référence franchit un seuil, vous basculez d’un coup dans la tranche supérieure. Un retraité qui passe du taux réduit (3,8 %) au taux médian (6,6 %) perd ainsi entre 45 et 60 € net par mois pour une pension brute de 2 000 €. Une revalorisation de la pension peut donc, mécaniquement, faire baisser ce que vous touchez réellement.
Le décalage de deux ans
Autre subtilité : le taux appliqué cette année est calculé à partir de votre avis d’imposition de l’an dernier, qui porte sur les revenus de l’année encore précédente. Vos revenus d’il y a deux ans déterminent donc votre CSG d’aujourd’hui. C’est pourquoi une baisse de revenus met du temps à se traduire dans votre pension nette.
Une protection existe
Pour éviter les allers-retours brutaux, un mécanisme de lissage empêche de basculer au taux supérieur si le dépassement du seuil n’est pas confirmé sur deux années consécutives. Si votre taux a augmenté à tort après une année exceptionnelle, signalez-le à votre caisse.
Ce qu’il faut vérifier
- Le revenu fiscal de référence figurant sur votre avis d’imposition.
- Votre nombre de parts fiscales, qui relève les seuils.
- Le taux effectivement appliqué sur votre relevé de pension.
Les seuils sont revalorisés chaque année. En cas de doute sur le taux qui vous est appliqué, demandez le détail à votre caisse : les erreurs existent, et elles se rattrapent.