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Licenciement : le guide de vos droits

Mis à jour le

Une personne quitte son bureau, son sac à la main

Un licenciement se joue souvent sur des détails de procédure. Une étape oubliée par l’employeur, un motif mal qualifié, et le licenciement peut être requalifié, avec des indemnités à la clé. Voici vos droits selon le motif, et ce qu’il faut vérifier avant de signer quoi que ce soit.

Les motifs, et ce qu’ils changent

Tout dépend du motif invoqué, car il commande vos indemnités. On distingue les motifs personnels non fautifs (l’inaptitude, l’insuffisance professionnelle), les motifs disciplinaires (la faute grave), et le motif économique, qui tient à l’entreprise et non à vous.

Ce que vous touchez

L’indemnité légale de licenciement représente un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis un tiers de mois au-delà. Elle s’ajoute au préavis et aux congés payés non pris. La faute grave est la grande exception : elle fait perdre l’indemnité de licenciement et le préavis. À l’inverse, une inaptitude d’origine professionnelle donne droit à une indemnité doublée.

Ce qu’il faut vérifier

  • La lettre de licenciement énonce-t-elle des motifs précis ? Une formule vague la fragilise.
  • La procédure a-t-elle été respectée (convocation, entretien préalable, délais) ?
  • En cas d’inaptitude, l’employeur a-t-il vraiment cherché à vous reclasser, et peut-il le prouver ?
  • Le motif retenu correspond-il aux faits ? Une insuffisance professionnelle n’est pas une faute.

Chacune de ces failles peut faire requalifier le licenciement, et changer complètement vos indemnités.

Vos recours

Vous disposez de douze mois à compter de la notification pour saisir le conseil de prud’hommes. Si le juge écarte la faute grave ou juge le licenciement sans cause réelle et sérieuse, vous récupérez les indemnités perdues, plus une indemnisation encadrée par un barème selon votre ancienneté. Ne laissez pas filer ce délai : passé douze mois, le recours est fermé.

Chiffrez avant de signer quoi que ce soit

Le motif retenu par l’employeur change tout : une inaptitude professionnelle double votre indemnité, une faute grave la supprime. Et une faute grave abusive se conteste pendant douze mois. Calculez, puis vérifiez la procédure.

Information générale, jamais un conseil personnalisé. Nous ne vendons rien, et nous ne classons aucun assureur.

Questions fréquentes

Quelle est l'indemnité légale de licenciement ?
Un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà. Elle s’ajoute au préavis et aux congés payés non pris.
La faute grave fait-elle tout perdre ?
Elle fait perdre l’indemnité de licenciement et l’indemnité de préavis, mais pas les congés payés non pris ni le droit au chômage.
Combien de temps pour contester un licenciement ?
Douze mois à compter de la notification du licenciement pour saisir le conseil de prud’hommes. Passé ce délai, le recours n’est plus possible.

Sources officielles

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