Le comparatif
| Critère | Licenciement économique | Rupture conventionnelle |
|---|---|---|
| Indemnité minimale | Indemnité légale de licenciement | Au moins l’indemnité légale de licenciement |
| Accompagnement renforcé vers l’emploi | Oui, selon l’entreprise | Non |
| Priorité de réembauche pendant 1 an | Oui | Non |
| Contestation possible du motif | Oui, aux prud’hommes | Très difficile, vous avez consenti |
| Négociation du montant | Encadrée | Libre, au-dessus du minimum |
Ce que vous abandonnez en signant
C’est le point central. En acceptant une rupture conventionnelle, vous renoncez à contester le motif économique, à la priorité de réembauche, et à l’accompagnement renforcé. Or si l’entreprise supprime réellement votre poste, ces droits ont une valeur concrète, parfois plusieurs milliers d’euros et un retour à l’emploi facilité.
Quand la rupture conventionnelle reste intéressante
Elle garde du sens si vous obtenez une indemnité nettement supérieure au minimum légal, si vous voulez partir vite et choisir votre date, ou si vous avez déjà un projet. La liberté de négocier le montant est son vrai atout : utilisez-la.
La règle d’or
Ne signez jamais dans l’urgence. Calculez d’abord votre indemnité légale, chiffrez ce que vous abandonnez, et négociez au-dessus. Vous disposez d’un délai de rétractation de quinze jours après signature : servez-vous en pour faire relire la convention.