La grande différence : le chômage
La rupture conventionnelle se décide d’un commun accord avec l’employeur et ouvre droit à l’allocation chômage. La démission part du salarié seul et, en principe, n’y donne pas droit, sauf cas de démission dite légitime ou projet validé. C’est souvent ce point qui fait pencher la balance.
| Critère | Rupture conventionnelle | Démission |
|---|---|---|
| Qui décide | Salarié et employeur, d’un commun accord | Le salarié seul |
| Accord de l’employeur | Nécessaire | Pas nécessaire |
| Indemnité de départ | Au moins égale à l’indemnité légale de licenciement | Aucune (hors congés payés) |
| Droit au chômage | Oui, sous conditions habituelles | Non en principe (sauf démission légitime) |
| Préavis | Pas de préavis, une date de fin est convenue | Préavis à effectuer |
| Procédure | Entretien, homologation, délai de rétractation de 15 jours | Simple lettre |
À anticiper depuis 2026
Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle a été réduite. Le montant journalier ne change pas, mais le nombre de mois indemnisables diminue. Détails sur notre page rupture conventionnelle et chômage.
Comment décider
Si vous avez besoin du filet du chômage, la rupture conventionnelle est presque toujours préférable, mais elle suppose l’accord de l’employeur. La démission convient si vous enchaînez sur un autre emploi ou un projet qui ouvre exceptionnellement des droits. Estimez toujours indemnité et chômage avant de vous engager.