L’employeur doit d’abord vous mettre en demeure
Avant toute sanction, il doit vous demander par écrit de justifier votre absence ou de reprendre le travail, généralement par lettre recommandée. Sans cette mise en demeure, la procédure est fragile. C’est votre première ligne de défense : vérifiez qu’elle existe, et à quelle adresse elle a été envoyée.
Répondez, toujours
Le silence est ce qui vous condamne. Répondez par écrit, même tardivement : arrêt de travail transmis en retard, hospitalisation, problème de garde, situation personnelle grave. Un motif légitime, même expliqué tardivement, change la nature du dossier.
Absence injustifiée n’est pas forcément faute grave
Tout dépend de la durée, de la répétition, de votre ancienneté et de votre passé disciplinaire. Une absence isolée chez un salarié irréprochable depuis quinze ans ne justifie pas une faute grave. Le juge apprécie la proportionnalité de la sanction, et requalifie fréquemment.
La différence avec l’abandon de poste
Depuis la réforme, un salarié qui ne répond pas à la mise en demeure de reprendre son poste peut être présumé démissionnaire, ce qui le prive du chômage. C’est une conséquence bien plus lourde qu’un licenciement. Voir notre page abandon de poste. Raison de plus pour ne jamais laisser un courrier sans réponse.
Vos moyens de défense
- Prouver que vous avez transmis un justificatif, même en retard.
- Montrer que l’employeur n’a pas envoyé de mise en demeure.
- Invoquer un motif légitime (santé, urgence familiale).
- Contester la proportionnalité de la sanction au regard de votre passé.