Les règles en 2026 : intégral ou plafonné
Aujourd’hui, tout dépend de votre situation. Le cumul est intégral, donc sans limite de revenus, si vous avez liquidé toutes vos pensions et que vous avez atteint l’âge légal avec une retraite à taux plein, ou que vous avez 67 ans. Sinon, le cumul est plafonné : vos revenus d’activité et votre pension ne doivent pas dépasser 160 % du SMIC, ou votre dernier salaire brut si celui-ci est plus élevé.
Le bonus méconnu : une seconde pension
Depuis 2023, reprendre une activité en cumul intégral permet d’acquérir de nouveaux droits, et donc une seconde pension. Elle reste modeste : elle est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 355 € par an en 2026. Mais elle existe, alors qu’auparavant on cotisait à fonds perdu.
Ce qui change au 1er janvier 2027
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 durcit le dispositif. À partir de 2027, la distinction entre cumul intégral et plafonné disparaît : seul votre âge au moment de la reprise d’activité comptera.
| Âge à la reprise d’activité | Ce que vous pourrez cumuler (à partir de 2027) |
|---|---|
| Avant l’âge légal | Vos revenus d’activité sont entièrement déduits de votre pension |
| Entre l’âge légal et l’âge du taux plein automatique | Cumul possible dans la limite de 7 000 € par an |
| À partir de l’âge du taux plein automatique | Cumul total, sans limite |
Ce que cela veut dire pour vous
Si vous comptiez reprendre une activité tôt après votre départ, la fenêtre se referme : à partir de 2027, travailler avant l’âge légal ne rapportera plus rien, puisque les revenus viendront en déduction de la pension. Entre l’âge légal et le taux plein automatique, le plafond de 7 000 € par an est bas. Si un projet de reprise est dans vos cartons, mieux vaut regarder le calendrier de près.
Les règles à ne pas oublier
- Il faut avoir liquidé l’ensemble de ses pensions, de base et complémentaires.
- Prévenez votre caisse de retraite de la reprise d’activité, dans le mois qui suit.
- Le retour chez le dernier employeur suppose un délai de carence de six mois.
Faites simuler votre situation par votre caisse avant de vous engager : selon votre âge et votre date de reprise, l’écart peut se chiffrer en milliers d’euros.