Le barème du départ volontaire
Si vous décidez vous-même de partir, il faut au moins dix ans d’ancienneté pour avoir droit à l’indemnité légale. Le barème progresse ensuite avec l’ancienneté.
| Ancienneté | Indemnité légale (départ volontaire) |
|---|---|
| Moins de 10 ans | Aucune indemnité légale |
| 10 à 15 ans | 1/2 mois de salaire |
| 15 à 20 ans | 1 mois de salaire |
| 20 à 30 ans | 1,5 mois de salaire |
| 30 ans et plus | 2 mois de salaire |
Votre convention collective prévoit souvent mieux que le minimum légal : vérifiez-la, c’est l’erreur la plus fréquente.
La mise à la retraite par l’employeur : plus favorable
Si c’est l’employeur qui prend l’initiative, aucune condition d’ancienneté n’est exigée, et l’indemnité se calcule comme une indemnité de licenciement : un quart de mois par année jusqu’à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà. Le montant est donc généralement plus élevé.
La fiscalité, le vrai écart
C’est là que la différence pèse le plus lourd. En cas de départ volontaire, l’indemnité est imposable en totalité : elle s’ajoute à vos revenus de l’année. En cas de mise à la retraite par l’employeur, elle bénéficie d’une exonération partielle d’impôt, dans des limites fixées par la loi. À montant brut égal, ce que vous gardez n’est pas du tout le même.
Le bon réflexe avant de signer
Regardez votre convention collective, calculez l’indemnité dans les deux hypothèses, et intégrez l’impôt. Anticiper le départ de quelques mois peut aussi changer le résultat, notamment si vous franchissez un palier d’ancienneté.