Qui peut en bénéficier
Tout salarié justifiant d’un an d’ancienneté à la naissance ou à l’arrivée de l’enfant peut prendre un congé parental d’éducation. L’employeur ne peut pas le refuser si les conditions sont réunies : il faut seulement respecter les délais de prévenance.
Durée et renouvellement
Le congé est d’abord accordé pour un an, renouvelable, dans la limite des trois ans de l’enfant. Il peut prendre la forme d’une suspension totale du contrat ou d’un passage à temps partiel, ce qui permet de garder un revenu.
Le point sensible : l’indemnisation
Le congé parental n’est pas payé par l’employeur. La CAF peut verser une prestation partagée d’éducation de l’enfant (la PreParE), mais son montant est forfaitaire et sans rapport avec votre salaire : c’est une somme modeste, souvent bien inférieure au revenu perdu. C’est la principale déconvenue des parents, à anticiper dans le budget familial.
Dans la fonction publique
Les agents publics bénéficient d’un dispositif équivalent, avec des règles propres à leur statut, notamment sur la durée, le renouvellement et les effets sur l’avancement. Renseignez-vous auprès de votre service des ressources humaines, car les conditions diffèrent de celles du secteur privé.
Le retour dans l’entreprise
À l’issue du congé, vous retrouvez votre poste ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente. Vous avez aussi droit à un entretien professionnel au retour. Un employeur qui ne respecte pas ces règles s’expose à un contentieux.