Travailler ne fait pas perdre l’AAH
Le système est conçu pour encourager la reprise d’activité. L’AAH n’est pas supprimée dès le premier euro gagné : vos revenus sont pris en compte, mais après des abattements importants. En pratique, vous gardez presque toujours plus en travaillant qu’en restant sans activité.
Les six premiers mois : cumul intégral
C’est l’avantage le plus fort et le plus méconnu. Pendant les six premiers mois d’activité, vos revenus professionnels ne sont pas du tout pris en compte : vous touchez l’intégralité de votre AAH, en plus de votre salaire, quel que soit son montant.
Ensuite : un abattement en deux tranches
| Fraction de vos revenus d’activité | Abattement | Part retenue dans le calcul |
|---|---|---|
| Jusqu’à 30 % du SMIC brut | 80 % | 20 % seulement |
| Au-delà de 30 % du SMIC brut | 40 % | 60 % |
Autrement dit, sur la première tranche de salaire, seuls 20 % viennent réduire votre AAH. Le gain net du travail reste donc réel, même s’il diminue à mesure que le salaire augmente.
Et la déconjugalisation
Depuis octobre 2023, les revenus de votre conjoint ne comptent plus dans le calcul de l’AAH. Seuls vos revenus à vous sont pris en compte. Si vous aviez renoncé à l’AAH à cause du salaire de votre conjoint, refaites une demande. Voir notre page AAH : montant et conditions.
Déclarez, toujours
Signalez votre reprise d’activité et déclarez vos ressources dans les délais. Un oubli entraîne un trop-perçu, que la CAF récupère ensuite sur vos versements suivants.