Ce qu’est la C2S
La complémentaire santé solidaire prend en charge la part complémentaire de vos dépenses de santé, celle qu’une mutuelle couvrirait, pour les personnes dont les ressources ne dépassent pas un plafond. Selon vos revenus, elle est gratuite ou payante (avec une participation modique). C’est l’un des dispositifs les plus utiles, et les plus sous-utilisés, faute de demande.
Ce qui change depuis juillet 2026
Prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, la mesure s’applique depuis le 1er juillet 2026 : la C2S payante est désormais proposée automatiquement par la caisse d’assurance maladie à deux nouveaux publics, sans qu’ils aient à monter un dossier complet.
L’attribution automatique existait déjà pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI). Elle s’étend maintenant à deux allocations de plus.
| Allocation | Automatisation de la C2S |
|---|---|
| RSA | C2S gratuite, automatique, sauf opposition de votre part |
| AAH, Aspa, ASI | C2S payante, présumée depuis plusieurs années |
| ASS (nouveauté) | C2S payante automatique si vous vivez seul, sans enfant à charge |
| ACEJ (nouveauté) | C2S payante automatique si votre foyer n’est pas imposable, ou si vous êtes rattaché à un foyer non imposable |
Qui est concerné, et à quelle condition
Les deux nouveaux publics sont les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et de l’allocation du contrat d’engagement jeune (ACEJ). L’automatisation n’est pas inconditionnelle : pour l’ASS, elle vise ceux qui vivent seuls sans enfant à charge ; pour l’ACEJ, ceux dont le foyer n’est pas imposable. En dehors de ces cas, la C2S reste ouverte, mais sur demande.
Le bon réflexe si vous n’êtes pas visé
L’automatisation ne couvre qu’une partie des ayants droit. Si vos revenus sont modestes et que vous n’entrez dans aucune de ces cases, ne renoncez pas : simulez votre droit et déposez une demande. La première cause de non-recours reste de croire qu’on n’y a pas droit. C’est exactement la logique de nos simulateurs : vérifier avant d’abandonner.