Il faut avoir été marié
C’est la condition la plus importante, et la plus mal connue : seul le mariage ouvre droit à la réversion. Un partenaire de PACS ou un concubin n’y a pas droit, même après des décennies de vie commune. En revanche, un ex-conjoint divorcé peut y prétendre, la pension étant alors répartie au prorata de la durée du mariage.
Le taux et le montant
Dans le régime général, la réversion représente 54 % de la retraite de base que percevait ou aurait perçue le défunt. Les régimes complémentaires appliquent leurs propres règles, souvent autour de 60 %. En 2026, la réversion du régime général ne peut être inférieure à 334,92 € par mois, ni dépasser 1 081,35 € par mois.
| Critère (régime général, 2026) | Règle |
|---|---|
| Taux | 54 % de la retraite de base du défunt |
| Âge minimum | 55 ans |
| Plafond de ressources | 25 001,60 € par an (personne seule), 40 002,56 € (couple) |
| Montant minimum | 334,92 € par mois |
| Montant maximum | 1 081,35 € par mois |
| PACS et concubinage | Aucun droit |
La condition de ressources
Le régime général vérifie vos revenus : au-delà du plafond, la réversion est réduite, voire supprimée. Les régimes complémentaires, eux, ne posent pas cette condition de ressources. Il est donc possible de toucher la réversion complémentaire sans toucher celle du régime de base.
Ce que change un remariage
Les règles varient selon le régime : au régime général, la réversion peut être maintenue, alors qu’en retraite complémentaire, un remariage y met généralement fin. Avant de vous remarier, faites le point avec votre caisse : la perte peut être définitive.
La démarche
La réversion n’est pas versée automatiquement : il faut la demander, via une demande unique auprès de votre caisse de retraite. Faites-le rapidement après le décès, car le point de départ dépend en partie de la date de la demande.