Le principe : partir dès 55 ans, à taux plein
Les assurés justifiant d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 % peuvent demander un départ anticipé, dès 55 ans, avec une pension calculée au taux plein. Une majoration s’applique en plus, pour que le montant se rapproche d’une carrière complète, même si les trimestres manquent.
Les deux conditions cumulatives
| Condition | Règle |
|---|---|
| Taux d’incapacité | Au moins 50 %, pendant les périodes retenues |
| Trimestres cotisés | Un minimum de trimestres cotisés pendant les périodes de handicap, tous régimes confondus |
Depuis la réforme de 2023, seule la durée cotisée en situation de handicap est examinée : la condition de durée d’assurance totale a été supprimée, ce qui a ouvert le dispositif à davantage de personnes.
Le piège : la RQTH ne suffit plus
C’est l’erreur la plus fréquente. Depuis 2016, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ne prouve plus, à elle seule, un taux d’incapacité de 50 % : elle atteste d’une situation, pas d’un taux. Il faut donc produire un document distinct établissant ce taux, généralement délivré par la MDPH. En revanche, pour les périodes antérieures à 2016, la reconnaissance de travailleur handicapé reste suffisante.
Reconstituer son dossier
C’est le vrai travail. Il faut retrouver, année par année, les décisions attestant du taux d’incapacité sur toute la période de handicap. Ces documents sont anciens, parfois perdus. Demandez copie à la MDPH le plus tôt possible : sans preuve du taux, la période n’est pas retenue, même si le handicap existait.
Faire le point
Demandez un relevé de carrière et faites étudier votre situation par votre caisse de retraite. Voir aussi notre page maladie professionnelle et retraite anticipée, qui répond à des conditions différentes.