La base de calcul : les 6 derniers mois
Contrairement au secteur privé, où l’on retient les 25 meilleures années, la pension d’un fonctionnaire se calcule sur le traitement indiciaire des six derniers mois d’activité. Une fin de carrière bien positionnée pèse donc lourd.
Le taux de 75 %
Pour une carrière complète, la pension atteint 75 % du traitement indiciaire de référence. Ce taux est proratisé si vous n’avez pas la durée d’assurance requise, et une décote peut s’appliquer si vous partez avant d’avoir tous vos trimestres.
Le point qui surprend : les primes ne comptent pas
C’est la particularité la plus mal vécue. Les primes et indemnités ne sont pas intégrées dans le traitement de référence : elles ne comptent donc pas pour la pension principale. Pour les agents fortement primés, l’écart entre le dernier salaire et la pension peut être important. Une retraite additionnelle spécifique prend en compte une partie de ces primes, mais son apport reste limité.
Décote, surcote et catégorie active
Partir sans tous ses trimestres entraîne une décote ; travailler au-delà donne droit à une surcote. Certains métiers classés en catégorie active permettent en outre un départ anticipé, avec leurs propres conditions d’âge et de durée de service.
Le bon réflexe
Demandez votre relevé de situation et faites simuler plusieurs dates de départ : quelques mois d’écart peuvent changer le traitement de référence, et donc votre pension à vie.