Anticiper ou subir
La donation se décide de son vivant : on choisit quoi transmettre, à qui et quand, en profitant d’abattements qui se renouvellent. La succession, elle, s’ouvre au décès sur l’ensemble du patrimoine, sans possibilité de l’organiser après coup. C’est toute la différence entre anticiper et subir.
| Critère | Donation (de son vivant) | Succession (au décès) |
|---|---|---|
| Quand | Au moment choisi | Au décès |
| Ce qu’on transmet | Ce que l’on décide de donner | L’ensemble du patrimoine restant |
| Abattements | Oui (par exemple 100 000 € par parent et par enfant) | Les mêmes, mais appliqués une seule fois |
| Renouvellement | Tous les 15 ans | Sans objet |
| Maîtrise | On organise à l’avance | Rien ne peut être réorganisé après |
L’atout de la donation : le temps
Le vrai avantage de donner tôt, c’est de faire jouer plusieurs fois les abattements. Un parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant en franchise de droits, puis recommencer 15 ans plus tard. En anticipant sur plusieurs périodes, on transmet des sommes importantes sans fiscalité, ce qui est impossible dans une succession classique.
Quand la succession suffit
Si votre patrimoine reste sous les abattements, ou si vous préférez garder la pleine maîtrise de vos biens jusqu’au bout, laisser jouer la succession est parfaitement légitime. Un testament permet alors d’orienter la répartition. Pour un plan chiffré, le notaire reste l’interlocuteur adapté. Voir notre page donation de son vivant.