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Succession entre frère et soeur

Mis à jour le

Hériter d’un frère ou d’une soeur coûte cher : les droits grimpent vite. Mais il existe une exonération totale, très méconnue, réservée à certaines situations. Voici ce qu’il faut savoir.

Quand hérite-t-on de son frère ou de sa soeur

Les frères et soeurs appartiennent au deuxième ordre des héritiers. Ils n’héritent donc que si le défunt n’a pas d’enfant ni de descendant. En présence des parents du défunt, la succession se partage avec eux. Voir notre page ordre des héritiers.

La fiscalité, très lourde

C’est le point douloureux. L’abattement est faible, et les taux sont élevés dès les premiers euros taxables.

ÉlémentMontant
Abattement15 932 € sur la part de chaque frère ou soeur
Taux jusqu’à 24 430 € taxables35 %
Taux au-delà45 %

Concrètement, hériter de 100 000 € de son frère laisse environ 35 000 € de droits à payer. C’est sans commune mesure avec une transmission à un enfant.

L’exonération totale, sous trois conditions

La loi prévoit pourtant une exonération complète de droits de succession pour un frère ou une soeur, à condition de remplir les trois critères suivants, tous ensemble :

  • être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps (le PACS et le concubinage excluent l’exonération) ;
  • avoir plus de 50 ans au décès, ou être atteint d’une infirmité empêchant de travailler ;
  • avoir vécu constamment avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès.

Ce dispositif vise les fratries qui vivaient ensemble. Si vous êtes dans ce cas, vérifiez-le avec un notaire : l’économie se chiffre en dizaines de milliers d’euros.

Anticiper, quand c’est possible

Sans exonération, la note est lourde. L’assurance-vie, désignée au bénéfice du frère ou de la soeur, reste souvent le meilleur outil pour transmettre à une fratrie en limitant la fiscalité. Un notaire chiffre la stratégie adaptée.

Chiffrez avant de décider

Sur une succession ou une donation, plusieurs milliers d’euros se jouent sur un choix technique : démembrement, étalement sur quinze ans, choix du conjoint survivant. Estimez d’abord, vous saurez quoi demander au notaire.

Pour la démarche elle-même, allez à la source : notaires.fr.

Information générale, jamais un conseil personnalisé. Nous ne vendons rien, et nous ne classons aucun assureur.

Questions fréquentes

Quels droits paie-t-on en héritant d'un frère ?
Après un abattement de 15 932 €, les droits sont de 35 % jusqu’à 24 430 € taxables, puis 45 % au-delà. Hériter de 100 000 € laisse environ 35 000 € de droits.
Existe-t-il une exonération ?
Oui, totale, si le frère ou la soeur est célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, a plus de 50 ans ou est infirme, et a vécu constamment avec le défunt les cinq années précédant le décès.
Quand hérite-t-on de son frère ou de sa soeur ?
Seulement si le défunt n’a ni enfant ni descendant. En présence des parents du défunt, la succession se partage avec eux.

Sources officielles

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