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Usufruit et succession

Mis à jour le

L’usufruit revient souvent dans les successions, notamment pour protéger le conjoint. Le mécanisme paraît technique, mais il est simple une fois expliqué. Voici l’essentiel.

Usufruit et nue-propriété

Un bien peut être démembré en deux droits. L’usufruitier a le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus (habiter un logement, encaisser des loyers). Le nu-propriétaire possède le bien, mais sans pouvoir en profiter tant que dure l’usufruit.

Le cas du conjoint survivant

En présence d’enfants communs, le conjoint survivant peut choisir de recueillir l’usufruit de toute la succession : il continue par exemple à vivre dans le logement et à percevoir les revenus, tandis que les enfants en deviennent nus-propriétaires. C’est une protection très utilisée.

La réunion au décès de l’usufruitier

Au décès de l’usufruitier, l’usufruit s’éteint et la pleine propriété se reconstitue automatiquement entre les mains du nu-propriétaire, sans nouveaux droits à payer. C’est ce qui rend le démembrement intéressant sur le plan fiscal.

La valeur de l’usufruit

Pour la fiscalité et le partage, l’usufruit est évalué selon un barème lié à l’âge de l’usufruitier : plus il est jeune, plus l’usufruit vaut cher par rapport à la nue-propriété. Un notaire applique ce barème.

Chiffrez avant de décider

Sur une succession ou une donation, plusieurs milliers d’euros se jouent sur un choix technique : démembrement, étalement sur quinze ans, choix du conjoint survivant. Estimez d’abord, vous saurez quoi demander au notaire.

Pour la démarche elle-même, allez à la source : notaires.fr.

Information générale, jamais un conseil personnalisé. Nous ne vendons rien, et nous ne classons aucun assureur.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'usufruit dans une succession ?
C’est le droit d’utiliser un bien et d’en percevoir les revenus, sans en être pleinement propriétaire. La nue-propriété, elle, revient à un autre héritier.
Le conjoint survivant peut-il avoir l'usufruit de tout ?
Oui, en présence d’enfants communs, il peut choisir de recueillir l’usufruit de la totalité de la succession plutôt qu’une part en pleine propriété.
Faut-il payer des droits quand l'usufruit s'éteint ?
Non. Au décès de l’usufruitier, la pleine propriété se reconstitue chez le nu-propriétaire sans nouveaux droits de succession.

Sources officielles

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