La vraie différence : le statut du dirigeant
En EURL, le gérant est travailleur non salarié (TNS) : cotisations plus faibles, mais protection sociale plus légère. En SASU, le président est assimilé salarié : meilleure couverture, mais charges nettement plus lourdes sur la rémunération. Ce choix pèse sur votre revenu net et votre protection.
| Critère | EURL | SASU |
|---|---|---|
| Statut du dirigeant | Gérant TNS (indépendant) | Président assimilé salarié (régime général) |
| Cotisations sociales | Environ 45 % de la rémunération, avec un minimum même sans revenu | Environ 80 %, mais rien si aucune rémunération |
| Protection sociale | Correcte mais plus légère | Plus complète |
| Dividendes | Part au-delà de 10 % du capital soumise aux cotisations | Imposés en flat tax, sans cotisations sociales |
| Impôt par défaut | Impôt sur le revenu (option IS possible) | Impôt sur les sociétés (option IR temporaire) |
| Chômage | Pas de droits France Travail | Pas de droits France Travail |
Quand l’EURL est plus avantageuse
L’EURL séduit ceux qui veulent minimiser les cotisations et se verser un revenu régulier : les charges sont plus basses qu’en SASU. Elle est souvent préférée quand on se rémunère beaucoup et qu’on distribue peu de dividendes. Attention toutefois aux cotisations minimales, dues même sans revenu.
Quand la SASU l’emporte
La SASU est intéressante pour se verser surtout des dividendes (taxés sans cotisations sociales), pour piloter finement sa rémunération, ou pour une meilleure protection sociale. C’est aussi la forme la plus souple si vous comptez ouvrir le capital à des associés plus tard. Un expert-comptable chiffre le scénario adapté à votre activité. Voir aussi micro ou société.