1. L’ARIPA, le réflexe à avoir
L’agence de recouvrement des pensions alimentaires, rattachée à la CAF, récupère gratuitement les sommes impayées. Elle peut prélever directement sur les revenus du parent débiteur, et même auprès de son employeur ou de sa banque. Vous n’avez pas besoin d’avocat, et le service est gratuit.
2. L’intermédiation financière
Vous pouvez aussi demander que la pension transite systématiquement par l’ARIPA : le parent débiteur verse à l’agence, qui vous reverse. Ce mécanisme met fin aux retards et coupe court aux tensions mensuelles. Il est devenu la règle dans de nombreuses situations.
3. Le délit d’abandon de famille
Ne pas verser la pension pendant plus de deux mois est un délit. Il est puni de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Vous pouvez déposer plainte, ce qui a souvent un effet immédiat, même sans procès. Munissez-vous de la décision de justice et de la preuve des impayés.
4. Le commissaire de justice
Le recouvrement forcé reste possible via un commissaire de justice, avec saisie sur salaire ou sur compte bancaire. C’est plus lourd et plus coûteux que l’ARIPA, mais utile dans certaines situations complexes.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Ne suspendez jamais le droit de visite en représailles : les deux obligations sont indépendantes, et vous vous mettriez vous-même en faute. De même, ne renoncez pas verbalement à des mensualités : réclamez-les, elles vous sont dues. Voir aussi le calcul de la pension alimentaire.