Deux logiques à ne pas confondre
La pension alimentaire sert à entretenir les enfants au quotidien (nourriture, logement, scolarité). La prestation compensatoire, elle, vise à compenser la baisse de niveau de vie qu’un époux subit à cause du divorce. La première regarde les besoins des enfants, la seconde l’écart entre les ex-conjoints.
| Critère | Pension alimentaire | Prestation compensatoire |
|---|---|---|
| À quoi ça sert | Entretien et éducation des enfants | Compenser la disparité de niveau de vie entre les ex-époux |
| Bénéficiaire | L’enfant (versée au parent qui en a la charge) | L’ex-conjoint défavorisé par le divorce |
| Forme | Rente mensuelle | Le plus souvent un capital, parfois une rente |
| Durée | Tant que l’enfant n’est pas autonome | En principe forfaitaire et définitive |
| Révision | Possible en cas de changement de situation | Très encadrée, rarement admise |
Peut-on cumuler les deux
Oui. Elles répondent à des besoins distincts, donc un parent peut à la fois verser une pension alimentaire pour les enfants et une prestation compensatoire à son ex-conjoint. Le juge aux affaires familiales fixe chacune selon ses propres critères.
Comment est fixé le montant
La pension alimentaire s’appuie souvent sur la table de référence du ministère de la Justice, selon les revenus et le mode de garde. La prestation compensatoire n’a pas de barème officiel : le juge tient compte de la durée du mariage, de l’âge, du patrimoine et des perspectives de chacun. Voir notre page sur le calcul de la pension alimentaire.