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Renoncer à une succession

Mis à jour le

On peut refuser un héritage, notamment quand il comporte plus de dettes que de biens. C’est la renonciation à la succession. Voici comment elle fonctionne.

Pourquoi renoncer

Accepter une succession, c’est aussi accepter ses dettes. Si le défunt laisse un passif supérieur à l’actif, la renonciation protège l’héritier : il n’est alors pas tenu de payer les dettes. On peut aussi renoncer pour transmettre sa part à ses propres enfants.

La procédure

La renonciation se fait au moyen d’un formulaire officiel, adressé au tribunal compétent, ou par l’intermédiaire d’un notaire. Elle doit être expresse : tant qu’on n’a pas renoncé, on reste héritier seulement si l’on a accepté. Un héritier dispose d’un délai pour se décider.

Les effets

L’héritier qui renonce est considéré comme n’ayant jamais hérité. Sa part revient à ses co-héritiers ou, selon les cas, à ses descendants par le mécanisme de la représentation. La renonciation peut, sous conditions et dans un certain délai, être révoquée si la succession n’a pas déjà été acceptée par d’autres.

Attention

Avant de renoncer, il est prudent de faire le point sur l’actif et le passif réels de la succession. Le notaire peut vous aider à évaluer s’il vaut mieux renoncer, accepter, ou accepter à concurrence de l’actif net.

Chiffrez avant de décider

Sur une succession ou une donation, plusieurs milliers d’euros se jouent sur un choix technique : démembrement, étalement sur quinze ans, choix du conjoint survivant. Estimez d’abord, vous saurez quoi demander au notaire.

Pour la démarche elle-même, allez à la source : notaires.fr.

Information générale, jamais un conseil personnalisé. Nous ne vendons rien, et nous ne classons aucun assureur.

Questions fréquentes

Comment renoncer à une succession ?
Au moyen d’un formulaire officiel adressé au tribunal compétent, ou via un notaire. La renonciation doit être expresse et intervenir dans le délai prévu.
Renoncer à une succession efface-t-il les dettes ?
Oui. L’héritier qui renonce est considéré comme n’ayant jamais hérité et n’est pas tenu de payer les dettes de la succession.
À qui revient la part de celui qui renonce ?
À ses co-héritiers, ou à ses propres descendants par le mécanisme de la représentation, selon la situation familiale.

Sources officielles

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